#1. Le transport maritime dans le viseur des hackers ?


L’Organisation maritime internationale (OMI), dépendance de l’ONU, a été victime début octobre d’une cyberattaque ayant affecté pendant plusieurs jours le fonctionnement de son site internet public ainsi que de certains services en ligne. Rappelons que l’OMI définit notamment les politiques internationales dans le domaine maritime (protection de l’environnement, sécurité maritime, navigation civile et commerciale…), enjeu actuel majeur du droit international.


Cette organisation est notamment connue pour avoir été la première agence onusienne à obtenir la certification ISO27001 pour ses systèmes d’information. Nouvelle preuve de la vulnérabilité de tous les SI, même les mieux protégés, cette attaque démontre deux choses :

  1. la capacité des hackers à désorganiser des organisations internationales en paralysant pendant plusieurs jours leur activité en ligne ;

  2. le rôle croissant des cyberattaques dans la géopolitique, les hackers n’hésitant pas à délaisser « l’appât du gain » au profit de revendications plus politiques. On peut aisément envisager l’intérêt de perturber les systèmes de l’OMI afin de récupérer des données précieuses sur des sujets aussi stratégiques que la régulation maritime internationale ou la protection de l’environnement marin.

Cette attaque confirme la tendance actuelle à l’encontre du secteur maritime, devenu une cible privilégiée des hackers depuis les récentes attaques au ransomware du croisiériste Carnival, en août dernier, et de l’armateur français CMA-CGM, également au début du mois.